Fonds d’investissement : Baisse du parc immobilier


Que se passe-t-il en ce moment dans le secteur immobilier espagnol ? Quand est-il opportun d'acheter une propriété ? Est-ce le bon moment pour acheter une propriété ? Dans l'article suivant, nous tenterons d'analyser ces questions sous différents angles et sans aucun préjugé, en nous basant bien sûr sur les données objectives actuellement communiquées dans le secteur de l'immobilier.

Pour différentes raisons, nous pourrions dire que nous traversons actuellement une période de crise. Il convient toutefois de noter que cette crise est très différente de celle qu'a connue l'Espagne en 2008. À l'époque, il y avait une crise économique causée par la spéculation sur le marché qui a généré une rupture financière dans différents secteurs. Cela s'est manifesté, par exemple, par l'augmentation des taux d'intérêt sur les prêts hypothécaires accordés par les banques aux acheteurs.

Les conséquences de la crise sanitaire
Pendant de nombreuses années, nous avons construit une réalité dans le secteur au-dessus du besoin réel qui existait à l'époque. Du jour au lendemain, un grand nombre de propriétés sont apparues sur le marché, ce qui a entraîné une augmentation de l'offre et une diminution presque brutale de la demande. Face à la crise, même de nombreuses personnes qui avaient acheté un bien immobilier ont dû renoncer à cet achat parce qu'elles n'en avaient pas les moyens.

Avec la baisse du pouvoir d'achat, les prix du marché ont logiquement chuté à des niveaux inouïs, où le prix de vente n'était même pas en mesure de couvrir le prix de construction du bien. En réponse à cette situation, des sociétés de gestion d'actifs sont apparues pour acquérir les importantes dettes générées par les banques. Dans une certaine mesure, ces mécanismes ont permis au marché immobilier de connaître une croissance exponentielle au cours de ces années.

Aujourd'hui, à l'ère post-pandémique, une nouvelle crise est clairement apparue, non pas dans l'ordre économique mais plutôt dans l'ordre sanitaire. Cette nouvelle crise a généré le besoin pour de nombreuses personnes de changer leur mode de vie. Par exemple, beaucoup de gens ont voulu acheter une maison à l'étranger ; on a même vu apparaître ce qu'on appelle des "nomades du travail" qui ont décidé de s'installer dans des endroits plus calmes et plus reculés pour exercer leur travail à distance.

Une demande croissante et une offre décroissante
Cela a entraîné une croissance du secteur de l'immobilier suite à l'acquisition de nouvelles propriétés. En ce sens, et contrairement à la crise de 2008, il y a eu une augmentation de la demande et une diminution de l'offre. Après une analyse effectuée sur la base des biens actuellement sur le marché, il convient de noter qu'il est nécessaire de prêter une attention particulière à la situation actuelle. Un cinquième de ce qui était sur le marché en 2008 est disponible sur le marché actuel. Actuellement, la Canarie détient 3 % de ce segment, qui totalise 25 millions de propriétés existant sur le marché espagnol.

Il convient de noter que les propriétés nécessaires ne sont pas non plus construites pour répondre à la demande du marché. En effet, la pandémie a provoqué une hausse des prix des matières premières pour la construction, ce qui a limité les marges bénéficiaires des entreprises de construction. De cette situation, on peut logiquement déduire qu'il y aura une hausse des prix de l'immobilier dans les mois à venir. Nous sommes clairement à un moment où il y a un manque de stock, c'est-à-dire où il y a beaucoup plus de demande par rapport à l'offre dont nous disposons sur le marché.